Dossier de presse : un patrimoine à sauver
Dominant le marais de Couesnongle, la chapelle Saint-Barnabé est un repère de frairie—un centre de vie pour les hameaux alentours—aujourd’hui fermée au public pour raisons de sécurité. Le diagnostic 2013 a objectivé l’état : désordres structurels anciens (poussées latérales, absence de chaînage), voûte lambrissée à reprendre, chevronnage irrégulier, enduits ciment inadaptés qui bloquent la respiration des murs. La portance du sol n’est pas en cause ; tout indique qu’une restauration méthodique et phasée peut rendre le lieu sûr et durable.
L’édifice est servi par des objets protégés au titre des Monuments historiques : un retable (bois polychrome, tableau d’après Murillo) et une statue de Saint-Barnabé, aujourd’hui conservée à l’église paroissiale. Les notices Palissy apportent données, datations et références iconographiques : matériaux, polychromie, photographie d’archives (DOM AD Morbihan). Ce socle patrimonial pèse dans l’intérêt général du projet et guide les choix de restauration (compatibilité des matériaux, réversibilité).
La relance 2024–2025, portée par l’association Regain, vise un calendrier clair : mettre hors d’eau, sécuriser la structure (chaînage, remaillage, coulis de chaux, triangulation de charpente) puis programmer la reprise de couverture. Côté financements, cap sur la Région Bretagne : dispositif Restauration–Valorisation (jusqu’à 25 %, plafond 60 000 €) et prime “Skoaz ouzh skoaz” (+10 % si 1 % du montant est collecté en dons). Les aides sont votées chaque février ; la stratégie intègre ce tempo et s’appuie sur un plan de 80 % de financements publics / 20 % privés (dons, mécénat). Contacts techniques et institutionnels sont déjà engagés.

