Diagnostic 2013 : ce que disent l’architecte et la géotechnique
En 2012–2013, la commune fait réaliser une étude géotechnique (Kornog) et un diagnostic d’architecte (Dubost). Constat majeur : pas de défaut de portance des sols — la chapelle est fondée peu profond sur un substratum schisteux plutôt sain. La cause dominante des désordres est structurelle : poussées latérales de charpente, absence de chaînage, rigidité insuffisante des maçonneries en moellons. Des tirants anciens existent déjà, symptôme que le problème est ancien ; l’évolution observée est lente, mais réelle sur le mur sud-est.
Les symptômes sont récurrents : fissure oblique sur le mur sud, dévers du pignon est, jour d’environ 6 cm entre voûte et pignon ouest, enduits ciment bloquant l’évacuation de l’humidité et favorisant le salpêtre. À l’intérieur, des fissures se lisent notamment aux angles et vers les points d’ancrage des tirants. En périphérie, l’absence de gouttières et de drainage entretient les remontées capillaires ; le sol intérieur est plus bas que l’extérieur, ce qui aggrave le phénomène.
Le 17 septembre 2013, le conseil municipal sursis à travaux : les désordres évoluent peu, il n’y a pas d’urgence vitale, mais le besoin de restauration demeure. Le dossier a ensuite dormi jusqu’à la relance portée par l’association en 2024–2025. Aujourd’hui, ce diagnostic constitue une base technique à actualiser pour prioriser maçonnerie, charpente, couverture, et recaler voûte et chaînage.

