De 1509 à nos jours : repères historiques

Les premières mentions de la chapelle datent de 1509. Le territoire est alors marqué par la seigneurie du Vaudequip, avec ses droits de prééminence dans la chapelle et ses signes de justice (la parcelle “La Justice” conserve le toponyme du lieu du gibet). Au fil des XVIᵉ–XVIIᵉ siècles, les aveux, réparations et ordonnances dessinent une communauté attachée à son sanctuaire.

La Révolution fracture l’ordre ancien : ventes des biens, poursuite des prêtres réfractaires, tocsin sonnant l’alerte, cloche descendue en 1794. Pourtant, la vie religieuse se recompose : mariages célébrés (1799), retour du recteur en 1802, et au XIXᵉ siècle, la chapelle demeure halte de procession, lieu de passage et paysage habité.

Au XXᵉ siècle, on répare, on repeint, on se rassemble : rénovations en 1950, pardon à Saint-Barnabé et à Sainte-Anne, grands nettoyages bénévoles (1981). La fin du siècle et le début du XXIᵉ voiront s’accumuler les désordres techniques jusqu’au diagnostic 2013 et à la relance 2024–2025. La suite ? Une restauration pour que la chronologie reprenne… vers l’avant.

Tugdual Ruellan

Tugdual Ruellan

Journaliste et conseil en communication, Tugdual Ruellan documente depuis plus de trente ans les initiatives locales, l’Économie Sociale et Solidaire, et les parcours humains. Auteur de plusieurs ouvrages sur la Bretagne et ses entreprises (La Belle-Iloise, Parcs naturels de Bretagne, Even…), il est aussi un collaborateur de longue date du quotidien Ouest-France et du site web Histoires Ordinaires. Installé à Saint-Jacut-les-Pins, il s’implique dans la vie associative et le récit des territoires. Ici, il partage l’aventure collective de la Chapelle Saint-Barnabé et celles et ceux qui la font vivre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *