Les travaux prioritaires : maçonnerie, charpente, couverture
Maçonnerie. Première urgence : redonner de la cohésion. Cela passe par le remaillage des fissures, l’injection de coulis de chaux, et surtout un chaînage périphérique (sur arase et rampants) pour solidariser l’ensemble. Les zones les plus sollicitées peuvent recevoir des barrettes de chaînage ou des tirants en refouillement. En parallèle, on dépose les enduits ciment — responsables d’un effet “plastique” étanche — pour restituer un enduit de chaux naturelle + sable qui laisse respirer le mur et fait reculer le salpêtre. Enfin, on draine le pourtour et on corrige la gestion de l’eau (gouttières, écoulements, différence de niveau).
Charpente & voûte. L’ossature en chêne est globalement saine, mais réclame une révision générale, des renforts ponctuels d’assemblages et de pannes, un remplacement du chevronnage irrégulier, et la reprise de la triangulation longitudinale (clé pour calmer les poussées latérales). La voûte lambrissée du milieu du XXᵉ, en lames minces et boisage trop espacé, est à refaire entièrement : on revoit le support (boisage) et l’épaisseur pour assurer planéité et tenue ; c’est un poste visible, mais surtout structurellement stabilisant.
Couverture & périphériques. La couverture en ardoises (≈ 50 ans) peut tenir encore une dizaine d’années avec entretien et réparations, avant une réfection programmée à moyen terme. On traite aussi les solins défectueux, les ouvertures vétustes (réfection à l’identique) et on vérifie le clocheton (ferrure du mouton, poinçon). L’estimation globale 2013 tournait autour de 150 000 € — à réviser évidemment, mais utile pour cadrer le phasage : 1/ maçonnerie, 2/ charpente/voûte, 3/ couverture.

